Home Evolution des techniques Les stéréogrammes

Histoire de la stéréoscopie – les stéréogrammes

Envoyer Imprimer PDF

680 : création d'enluminures composées de motifs répétitifs dont la précision submillimétrique n'aurait pu être obtenue qu'en utilisant une technique de vision stéréoscopique, la loupe n'ayant été inventée qu'à la fin du XIIIe siècle (« Livre de Durrow » – Moines celtes – Irlande)

Feuillet du « Livre de Durrow »

1600 : David Brewster affirma en 1856 que ces deux dessins d'un même sujet constituaient une paire stéréoscopique probablement prévue pour un stéréoscope, dans le seul but de minimiser la découverte du stéréogramme et du stéréoscope par Charles Wheatstone. Il fut démontré par la suite que ces dessins ne présentaient pas de caractère stéréoscopique  (Jacopo Chimenti – Italie)

Dessins de Jacopo Chimenti

Publication : Errors in Stereo History & The Chimenti Hoax

1613–1675 : affirmation de Salvador Dalí datant de 1971 selon laquelle le livre d'art Gowans n°38 de 1910 intitulé « Les Chefs-d'oeuvres de Gérard Dou » (« The Masterpieces Of Gerard Dou » en anglais) contiendrait des peintures stéréoscopiques de Gérard Dou (1613–1675)

Sources :

1838 : invention du stéréogramme (Charles Wheatstone – Angleterre)

Les premiers stéréogrammes

Publication : Contributions to the Physiology of Vision (1838)

1844 : première mention du principe de l'autostéréogramme en observant que la répétition imparfaite du motif d'un papier-peint victorien pouvait produire une certaine impression de relief (David Brewster – Ecosse)

Publication : On the knowledge of distance given by binocular vision (1844)

1872 : invention d'un système de création et d'affichage de stéréogrammes « point par point », mais la publication de sa description en espagnol ne lui a pas permis d'avoir d'écho dans la communauté scientifique anglophone (Santiago Ramón y Cajal – Espagne)

Système de construction de stéréogrammes de Ramón y Cajal

Publication : Recreaciones estereocópicas y binoculares (1901)

1939 : création manuelle d'un stéréogramme camouflé permettant de percevoir le visage de Vénus, précurseur du stéréogramme « point par point » (Boris Kompaneysky – Russie)

Stéréogramme camouflé de Kompaneysky

Publication : Depth sensations: analysis of the theory of stimulation by non-exactly corresponding points (1939)

1954 : création manuelle du premier stéréogramme « point par point » affichant les lettres LEAK en relief (Claus M. Aschenbrenner – Etats-Unis)

Le stéréogramme « point par point » d'Aschenbrenner

Publication :  Problems in getting information into and out of air photographs (1954)

1959 : création du premier stéréogramme « point par point » sur ordinateur pour l'étude de la perception du relief (Béla Julesz – Etats-Unis)

Stéréogramme « point par point » de Julesz

Publication : Binocular depth perception of computer-generated patterns (1960)

1970 : création du premier autostéréogramme, une peinture visible sans stéréoscope permettant de percevoir des images en relief suivant trois angles d'observation différents (Masayuki Ito – Japon)

Winter 1970 issue of Graphic Design
Figure 9, p76, Stereogram by Howard Rheingold
http://www.google.com/search?tbs=bks:1&q=bibliogroup:%22Stereogram+Series%22+%22masayuki+ito%22

Publication : édition d'hiver de la revue Graphic Design (1970)

1979 : invention d'un algorithme pour la génération d'autostéréogrammes « point par point » à partir de n'importe quelle carte de disparité, implémenté en BASIC sur un ordinateur Apple II et imprimé sur imprimante à aiguilles (Christopher Tyler/Maureen Clarke – Etats-Unis)

Autostéréogramme « point par point » de Tyler

Publication : Sensory processing of binocular disparity (1983)
Publication : The Autostereogram (1990)

1991 : publication du premier livre d'autostéréogrammes – « Miru Miru Mega Yokunaru Magic Eye » – qui deviendra un best-seller (Tom Baccei/Cheri Smith/Bob Salitsky – Japon)

La couverture de l'édition américaine de « Magic Eye »

Mise à jour le Jeudi, 30 Septembre 2010 22:06